A propos de nous

Nous avons décidé un jour autour d'une bière qu'à la fin de nos études nous partirions marcher plusieurs mois vers Saint-Jacques de Compostelle. Pascal aime la marche à pied, la nature, la montagne et savait ce qu'est un sac à viande. Joëlle n'avait jamais eu de chaussures de marche parce qu'elle n'aime pas spécialement marcher et déteste les montées. Mais c'est différent quand on marche pendant des mois, même si cet argument ne convainc jamais personne.

Deux ans plus tard, en mai 2013, nous étions en couple et nous partions sacs au dos vers l'Espagne. Nous sommes partis de Selkingen, dans la Vallée de Conches, pas loin de la source du Rhône, là où se trouve le chalet de Pascal. Nous avons traversé le Valais, longé le sud du Lac Léman jusqu'à Genève, rejoint Le Puy-en-Velay, Saint-Jean-Pied-de-Port, Compostelle et avons finalement atteint le Finistère en août. Une expérience fabuleuse, enrichie par les nombreuses amitiés tissées sur le chemin, marquée par un mois de pluie presque ininterrompue qui nous a amenés à patauger gaiement dans la boue. Une aventure qui nous a permis de traverser des paysages magnifiques mais aussi de marcher pendant des jours dans ces saletés de champs de blé.

Et ce sentiment juste incroyable quand, posés au bord de l'Océan Atlantique, nous nous disions : "Tu te rends compte, on est venus à pied depuis le chalet !" Ouais, nous étions venus à pied. Depuis la Suisse. Eh bé...

Il nous a fallu un peu de temps pour récupérer physiquement de notre périple et reprendre les kilos perdus, mais très rapidement l'envie de repartir s'est faite ressentir. Nous avons alors décidé d'aller à Rome en suivant la Via Francigena. Au départ, nous avions prévu de débuter l'aventure à Londres, mais avons changé d'idée après avoir lu sur plusieurs sites que la partie française n'est que très peu aménagée. Nous avons alors pris une carte de l'Europe, avons fait une sorte de compas avec nos petits doigts et en avons conclu que Nuremberg était le lieu de départ idéal. Voilà donc pour la symbolique du départ : ça semblait assez bien placé. C'est tout.

Entre-temps, nous avons décidé sur un coup de tête de prendre un chien. Nous étions donc trois au départ de cette nouvelle aventure. Nous pensions que notre petit compagnon allait clairement compliquer ce voyage, car la liste des hébergements se réduirait drastiquement et il faudrait acheter et porter ses croquettes. En réalité, cela s'est révélé bien plus aisé que prévu, malgré quelques blessures qui ont parfois modifié nos plans.